«Rupture ou continuité ? » L'une des trois problématiques sans doute les plus utilisées en histoire, depuis les copies des modestes étudiants, jusqu'aux chercheurs les plus renommés.
On pourrait poser la question à l'envers : qu'est-ce qu'une rupture historique ? Si l'on considère les sociétés comme des systèmes, les ruptures pourraient être définies comme des changements des entrées du système ou des régulations qui seraient sensibles au point d'exiger de nouvelles régulations pour que le système reste stable. Ce que l'on observe de l'extérieur, c'est la période d'instabilité du système : les guerres, les révolutions... éventuellement les nouvelles régulations.
De la même façon que le thérapeute utilise les manifestations névrotiques comme témoignant d'un déséquilibre du système psychique pour découvrir les secrets de son fonctionnement, une "démarche historique rétrograde" aurait pour but d'expliquer le fonctionnement des sociétés au travers des indices que nous fournissent les grandes ruptures et les rééquilibrages qu'elles ont nécessités.
Thème : Incompréhensions Liste des articles de cette série :
07/12/2002 De l'approche rétrograde de l'histoire
07/12/2002 L'Eglise primitive
07/12/2002 La conquête du pouvoir temporel
08/12/2002 Seconde mutation de l'Eglise
31/10/2002 L'impact de l'Islam
31/10/2002 La Reconquête
31/10/2002 La révolution culturelle du XVIème siècle
31/10/2002 Les Temps Modernes
02/12/2005 Réflexions sur le jugement d'Outreau
04/12/2006 Inné et acquis: les errements de M. Sarkozy
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